jan 16 2009

De la stupidité des filtrages des réseaux étudiants

Catégorie : Etudes, Politique, Réflexion, Sciences et technologiesLéna @ 17:35

Je viens de faire la désagréable découverte des limitations du proxy connectant le réseau de mon école à l’internet.

En consultant mon reader de flux RSS, je me suis rendue-compte en effet que je ne pouvais pas accéder à Rationalité Limitée car il appartient à la catégorie ‘Forum, Weblog et Chat’.

Et c’est là que je me dis que les « filtreurs » n’ont rien compris à l’internet. Un blog, ce n’est pas forcément un endroit où on lache ses comz et l’on parle de son week-end avec Tonton Jeannot, ça peut être aussi un lieu d’information, sur l’actualité mais aussi sur des sujets pointus comme l’économie ou l’informatique. Pareil pour les forums, tous ne parlent pas de matchs de foot mais certains peuvent être des mines d’or quand un compilateur vous renvoie une erreur barbare.

Facebook d’ailleurs est interdit et se trouve dans la même catégorie. Oui, on peut utiliser Facebook pour envoyer des boules de neige à ses amis et je peux comprendre que cela soit interdit pour des raisons de « perte de temps » des élèves mais surtout d’utilisation des ressources réseau pour « pas grand chose », même si je ne cautionne pas. Mais facebook, on peut aussi l’utiliser intelligemment. Un de mes profs est sur facebook, et c’est via ce réseau social que je lui ai envoyé mon compte-rendu de sa conférence sur la crise financière, conférence dont j’avais d’ailleurs eu connaissance car il en parlait sur facebook ! Et que dire sur l’organisation d’évènements étudiants, tellement encouragés par l’école ?

C’est d’ailleurs révélateur des « autorités » actuelles qui ne comprennent absolument pas comment les gens utilisent vraiment internet. C’est pourtant LA première loi de l’interraction homme/machine : les gens sont créatifs dans leur manière d’utiliser des technologies et ils trouveront toujours des moyens de communiquer auxquels les concepteurs n’auront pas pensé. Alors pour avoir l’impression de toujours « maîtriser » les technologies, on se ramène à des clichés (internet c’est pour le téléchargement illégal des musiques) ou à des anciens médias (internet ça sert à regarder la télévision). Et on pond cette loi stupide qui va m’obliger à payer 120€ par an pour des chaînes que je ne regarde jamais, dont je ne peux pas enregistrer les émissions. D’ailleurs, le site d’Eolas est aussi considérer comme un vilain pas beau corrupteur de jeunesse décadante.

La seule chose qui nous reste, c’est que l’autorité est en retard sur la techonologie. Cela aboutit donc à la situation absurde où tout le contenu des blogs que je suis m’est accessible via Google Reader mais pas directement.

Au passage, merci à Olympe pour sa contribution à mon classement wikio :)

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jan 02 2009

Déclaration à l’ONU pour la dépénalisation de l’homosexualité

Catégorie : Actualité, LGBTIQ, PolitiqueLéna @ 1:02

Le 18 décembre dernier, l’ONU débattait de la dépénalisation de l’homosexualité. Contrairement à ce que Rama Yade a pu laisser entendre dans les médias, ce n’est pas la France mais l’Argentine qui en est à l’origine. La liste des pays signataires « pour » et « contre » est visible ici et j’ai synthétisé le tout sur la carte ci-dessous. Cela permet de mieux se rendre compte des silences. A noter que mon fond de carte étant assez vieux, la séparation de l’Erythrée et de l’Ethiopie n’y figurait pas et donc j’ai du tracer la frontière à la main.

Pays suivant leur position théorique sur l'homosexualité d'après les déclarations du 18 décembre 2008 à l'ONU

Pays suivant leur position théorique sur l'homosexualité d'après les déclarations du 18 décembre 2008 à l'ONU

Spontanément, j’ai tendance à voir dans cette carte une europe unie politiquement (pour une fois !), l’influence légère de l’Argentine sur l’Amérique Latine, le silence de beaucoup de grands et d’émergents (Chine, Inde, Brésil, Etats-Unis) et l’intolérance de l’Islam actuel envers l’homosexualité. Si des géopoliticien-nes et autres historien-nes pouvaient passer par ici et utiliser cette carte pour des analyses plus profondes, qu’elles-ils n’hésitent pas !

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déc 08 2008

Respect, tolérance et politiquement correct

Catégorie : LGBTIQ, PolitiqueLéna @ 18:09

Je remarque régulièrement des personnes lâcher les pires horreurs sur des minorités et se plaindre que leur liberté est menacée car ils n’auraient même pas le droit de dire ce qu’ils pensent. Comme je suis souvent du côté des minorités, je suis assez choquée par cela. Mon expérience quotidienne me dit que la grossophobie et l’homophobie sont encore malheureusement « normales ». Comment se fait-il qu’il y ait une telle différence de perception sur ce qui est la norme ?

Une différence de revendication

Je crois qu’en tant que minorités, ce que nous réclamons, c’est du respect. Et ce que nous obtenons, c’est de la tolérance et du politiquement correct. Quelle est la différence ? Elle n’est pas vraiment dans les actes mais dans la pensée. Quand on tolère quelqu’un, on le considère gênant mais on va passer outre parce que « ça ne se fait pas de le faire remarquer, il faut être ouvert ». Une personne tolérante voudra faire des blagues aux dépends de minorités mais n’osera pas à cause de la pression à être tolérant. De même qu’elle n’osera pas dire ce qu’elle pense. Là où c’est particulièrement insupportable pour les personnes tolérantes, c’est qu’en même temps « la société » pousse les gens à avoir des préjugés négatifs sur les minorités. Par exemple, la société « encourage » les gens à penser que les homos sont des pervers mais en même temps elle interdira de le formuler car ça serait de l’homophobie. 

Hors l’idéal ne serait pas que toutes ces personnes rongent leurs freins et ettouffent de ne pas pouvoir user magnifiquement de leur liberté d’expression pour constater critiquer. L’idéal serait qu’ils ne pensent pas que l’homosexualité est inférieure à l’hétérosexualité. Mais pour arriver à ce résultat, il faut expliquer, convaincre, argumenter, débattre, aller contre des préjugés. C’est plus dur à mettre en place que des moyens répressifs.

De l’idéal à la pratique

En attendant, l’argument en faveur de la pénalisation des propos homophobes (et racistes, sexistes…), c’est qu’ils font mal. Oui, des mots peuvent blesser et ceux-là le font. Ce n’est pas seulement un « heurt de sensibilité » à fleur de peau, c’est viscéral, violent, c’est sentir que ce que l’on est est rejetté, sali. Et oui, c’est à la société de protéger ses citoyens et je pense que la souffrance des uns est une limitation légitime à la liberté d’expression des autres.

Le problème, c’est que cela crée une distortion. Pénaliser les propos haineux, cela donne l’impression aux personnes haineuses qu’elles sont minoritaires, en danger, qu’elles ont une liberté fondamentale à défendre et que ce sont les autres qui ont le pouvoir, alors que la réalité est bien sûre toute autre. Et bien sûr, cela les rend d’autant moins réceptifs au dialogue et donc au changement de point de vue possible.

Alors faut-il accepter de se faire insulter pour éviter de faire passer les insulteurs pour des victimes ? J’ose espérer que non. J’ose croire que la pédagogie et l’explication continueront à convaincre des personnes que les blagues sur les PD, c’est mal. Pas parce qu’elles risquent de « passer pour des intolérantes », mais parce que ces blagues font du mal. En plus, elles ne sont pas drôles. Du moins, jamais quand elles sont racontées par un-e hétéro :)

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déc 07 2008

H-cup Toulouse – Glasgow : Enfin de l’ambiance !

Catégorie : Actualité, Rugby, ToulouseLéna @ 0:55

Le rugby est souvent accusé de ressembler de plus en plus au football. Dans la bouche des supporters, y compris dans la mienne, c’est une insulte. Car le football, par rapport au rugby, c’est plus (trop) d’argent en jeu, des saisons surchargées et interminables avec plusieurs compétitions européennes et françaises en parallèle, des stars à l’égo surdimentionné, des changements dans les effectifs plusieurs fois par saisons et surtout des supporters ne respectant ni l’équipe adverse, ni l’arbitre, ni ses propres joueurs, ni même entre eux.

Une ambiance rouge et noire

Heureusement, malgré quelques personnes qui ont eu l’audace de ne pas porter du rouge et noir, notemment cette crypto-supportrice du stade français, toute de rose vêtue, qui m’a fait dire que vraiment les enfants de 4 ans, ce n’est plus ce que c’était [1], l’ambiance a été excellente dès le coup d’envoi : olas, chants, « silence » pendant les pénalités/transformations et applaudissements pendant l’entrée des Glasgow Warriors, ovation de plusieurs joueurs dont Frédéric Michalak alors qu’il venait de rater ses derniers buts.

Bien sûr on peut regretter l’arbitrage avec un arbitre en plein milieu de l’action à chaque fois et qui méritait plusieurs cartons pour obstructions :D , les imbéciles qui ont sifflés Fred pour UNE pénalité réellement loupée (il en a tapé trois autres sur les poteaux) alors qu’il a fait un excellent match et qu’il est à l’origine des essais toulousains et surtout la blessure du joueur anglais mais cela reste mon meilleur souvenir de match de cette saison pour le moment.

Mais des joueurs ingrats ?

Une chose par contre qui me déçoit avec l’équipe du Stade, c’est qu’ils ne fassent pas de tour du stade tous ensemble. C’était particulièrement choquant aujourd’hui où toute l’équipe ou presque de Newport est venue saluer le public quand seuls quatre toulousains sont venus le faire. Et encore, ça ne fait que deux matchs où les joueurs ne rentrent plus tous directement aux vestiaires. 

Je comprends que la majorité des entraînements soient à huit-clos, que les joueurs n’aient pas envie de passer des heures à chaque match pour des photos ou des dédicasses, qu’ils cherchent à préserver leurs vies privées. Je comprends bien aussi que les jours où les supporters sifflent, c’est-à-dire se comportent en gamins[2] qui viennent pour du « résultat », et non pas pour encourager leur équipe que les joueurs n’aient pas envie de faire d’efforts à leurs tours. Mais j’estime que lorsque le public a été correct, les joueurs devraient venir le saluer, ne serait-ce que pour reconnaître que sans lui ils ne seraient pas des pros mais des amateurs.

  1. Référence au forum du Stade Toulousain où quelqu’un trouvait inadmissible les personnes portant du bleu, du vert et du jaune car ce ne sont pas les couleurs de Toulouse.
  2. Ce sont des adultes qui se comportent en gamins tandis que la tribune des 6-12 ans est la plus fair-play et avec la meilleure ambiance du stade.

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déc 03 2008

La crise financière expliquée à mes parents

Catégorie : Actualité, ÉconomieLéna @ 18:18

Compte-rendu de la conférence de Philippe Brunner à ENTIORE le 24 novembre. Merci à lui pour la relecture critique de l’article.

Chapitre 1 : Les subprimes

Les NINJAS

Au commencement, il y a la situation économique américaine au début des années 2000. Le taux d’intérêt de la Fed, banque centrale américaine est de 1%, ce qui est très bas et l’endettement est élevé. C’est une situation favorable à l’immobilier. Seulement, tout le monde n’est pas solvable, ou prime et ne peut donc accéder à la propriété. Il y a aussi les pauvres américains, les NINJAS, personnes sans revenus, sans boulot et sans patrimoine. Donc non-solvables. Donc subprimes.

Le NINJA est donc non-solvable, mais sa maison, est-ce qu’elle ne pourrait pas se financer elle-même ? Avec une « inflation immobilière» de 15% et un taux d’intérêt à 1%, il semblerait bien que si.

Les banques proposent alors aux NINJAS des prêts à taux variable, qui serait celui de la Fed plus un certain pourcentage en fonction du niveau de risque. Généralement, de l’ordre de 3% supplémentaires ou 300 « points de base ». Mais pour donner à la maison le temps de prendre de la valeur, le remboursement du capital et le taux supplémentaire sur le remboursement ne sont ajoutés qu’après 3, 4, ou 5 ans. Cela signifie que les NINJAS ne devaient payer pendant ces quelques années que 1% de leur emprunt (le taux d’intérêt Fed), puis, une fois que la maison avait pris de la valeur, il suffisait d’honorer les traites avec une succession d’emprunts correspondant à la valorisation du bien. Comme la maison prend de la valeur plus vite que les intérêts ne s’accumulent, c’est sans risque.

Car c’est bien connu :

Les prix de l’immobilier ne baissent jamais !

D’ailleurs à Toulouse par exemple, en 12 ans, les prix de l’immobilier ont triplés.

Cette situation fait évidemment plaisir aux politiques : les NINJAs ont donc une manière de s’intégrer dans la société, de participer au rêve américain. Beaucoup d’emprunts leurs sont accordés et pour pallier la demande qui explose, de nombreuses constructions de maisons neuves sont lancées.

Titrisation

Donc les banques se retrouvent avec plein de prêts. Seulement les banques n’aiment pas prêter. C’est toujours un peu risqué. Ce qui est rentable, ce sont les commissions. En plus, la loi oblige les banques à posséder dans leurs fonds propres 8% de ce qu’elles ont accordées comme prêt. Si une banque prête 100, elle doit mettre 8 de côté dans une tirelire virtuelle. Ce qui fait que généralement, elles revendent leurs créances. Par exemple, elles revendront 105 $ une créance de 100 $ à 10% d’intérêt … ce qui demeure un placements rentable pour l’acheteur. C’est ça, la titrisation.

Car il se trouve que le NINJA, même presque propriétaire, reste quand même pauvre. Et quand on est pauvre, on accepte des taux d’intérêts plus élevés que lorsqu’on est riche (les fameux % en plus). Donc le crédit subprime, c’est idéal pour booster les taux d’intérêts de produits financiers structurés, qui comprennent généralement un peu de bon du Trésor américain, un peu de crédit étudiant, etc.

Le problème, c’est que les produits sont devenus tellement structurés qu’il n’y a plus aucune traçabilité. Au point que certains produits, les SPV, signifient “machins pour faire un truc spécial”.

Revenons à nos 8% que la banque doit posséder. Elle peut posséder cela sous forme d’argent, mais aussi sous forme de titres (de créance ou structurés, par exemple). Mais pour éviter qu’elle ne considère comme fonds propres des produits risqués (alors que justement le but de ces 8% est d’amortir le risque), elle ne peut faire entrer dans ces 8% que des produits sûrs, c’est-à-dire notés AAA.

Et les banques sont allées voir des organismes d’assurance, notés AAA, pour qu’ils se portent garants, contre commission, des produits structurés et que ces produits risqués soient quand même notés AAA.

Et la boucle infernale est lancée.

Echauffement et douche froide

Quand plein d’argent est créé mais que la richesse “réelle” ne suit pas, il se produit un emballement inflationniste. Emballement accentué par l’immobilier, qui stimule la croissance … laquelle augmente la demande en pétrole et donc le prix du baril … encourageant des biocarburants qui attisent l’inflation de produits agricoles déjà renchéris par l’amélioration des niveaux de vie en Inde et en Chine …

La Fed, dont le rôle est aussi de lutter contre l’inflation, monte ses taux jusque 5.25%. Ce qui fait que des NINJA se retrouvent bientôt avec des intérêts qui passent de 1% à 8.25% … plus les premiers remboursements du capital. Ils ne peuvent pas suivre, les banques saisissent les maisons. Seulement une banque, ça s’en fout un peu d’une maison. Alors elles les revendent … au moment où d’innombrables chantiers se terminent. Et alors que plus personne n’entre sur le marché pour acheter car les banques n’accordent plus de prêts subprime. Effondrement des cours de l’immobilier. Ce qui fait que les maisons perdent de la valeur et que de nombreux foyers américains se retrouvent surendettés.

La méfiance s’installe sur les marchés financiers, plus personne ne veut acheter de produits avec des subprimes dedans. Or ils sont partout…

Changement des règles

C’est malheureusement à ce moment-là que l’IFRS décide de changer les normes d’évaluation des produits financiers, ceux qui servent à remplir les 8% de fond propre. Un produit n’est plus « estimé » mais vaut désormais sa valeur sur le marché. Or si plus personne ne veut acheter de produits structurés, leurs prix de marché donc leurs valeurs règlementées baissent. Les banques qui en ont risquent donc de ne plus avoir assez de fonds propres et donc de faire faillite.

Chapitre 2 : Une crise systémique ?

La faillite des banques, c’est un peu comme la fin de l’électricité ou une grève illimitée des scénaristes d’Hollywood : l’apocalypse sur Terre !

Cela signifie que tout l’argent qui se trouve sur des comptes disparaît. Pas vraiment réjouissant, chez moi je dois avoir 15€ dont la moitié en pièces de 0.01€ et 0.02€. Et contrairement à ce qu’on voudrait faire croire, les fonds de garantie ne serviraient pas à grand chose si toutes les banques faisaient faillite.

Le fonds de garantie français (FGD) possède 1.8 milliards d’euros. Or en France, il y 1000 milliards d’euros en banque (non les français ne sont pas très riches, c’est juste que les entreprises aussi ont de l’argent).

On y est pas encore, mais des symboles et des banques sont tombés.

Lehman Brothers est tombée alors que c’était la banque qui avait financé les chemins de fer de la conquête vers l’Ouest.

Des pays en faillite ?

Les banques peuvent entraîner les pays dans leurs chutes. Certes les banques centrales peuvent les soutenir en créant de la monnaie mais elles ne peuvent créer que de la monnaie locale. Et certaines banques se sont endettées en dollars. C’est le cas des banques islandaises, où la banque centrale a créé des couronnes islandaises pour essayer de re-capitaliser les banques, dévaluant énormément sa monnaie. Le pays se retrouve maintenant endetté à 600% de son PIB et ne peut plus importer.

Que faire maintenant ?

Espérer que la crise ne vire pas en déflation, c’est-à-dire en baisse généralisée les prix, car ce mal économique est une spirale destructrice qui ne connait encore aucun remède.

Pour éviter une nouvelle crise, pas vraiment de solution non plus.

Réglementer plus ?

Certes, mais la réglementation sera toujours détournée un jour où l’autre.

Pour l’instant, le seul conseil pertinent sur ce qu’il y a à faire ne vient pas d’un économiste mais d’un juriste. Pas de Panique, Prudence, et une Tasse de Thé.

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déc 02 2008

Coupe du monde de rugby 2011 : Pronostiques

Catégorie : Actualité, RugbyLéna @ 4:39

Les groupes sont déja quasiment connus, les voici :

  1. Poule A : Nouvelle-Zélande, France, Tonga, Amériques 1, Asie 1
  2. Poule B: Argentine, Angleterre, Ecosse, Europe 1, Vainqueur des qualifications
  3. Poule C: Australie, Irlande, Italie, Europe 2, Amériques 2
  4. Poule D: Afrique du Sud, Pays de Galles, Fidji, Océanie 1, Afrique 1

Comment ont été fait les groupes ?

A la base, l’IRB n’utilisait que les résultats de la coupe du monde précédente. Ce qui est dommage car cela signifie que les résultats réguliers ne sont pas pris en compte. Hors le classement IRB rend plutôt bien compte des performances des équipes nationales, ce serait donc dommage de ne pas l’utiliser. Comme le rugby est une culture qui n’a pas peur de complexifier les règles tant que ça reste efficace et justifié, voici la règle qui a émergée. : On prend les 1er, 2ème et 3ème de chaque groupe de la coupe du monde 2007. Donc Afrique du Sud, Angleterre et Tonga (ancienne poule A), Australie, Fidji et Pays de Galle (ancienne poule B), Nouvelle-Zélande, Ecosse, Italie (ancienne poule C) et Argentine, France, Irlande (ancienne poule D). 

On prend le classement IRB de ces 12 nations, qui correspond grosso modo aux 12 premiers du classement, à la subtilité près que l’équipe des Samoa sont 12ème et les Tonga 13ème. On répartit les quatre premiers (Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Australie et Argentine) en tête de série dans chaque groupe, puis par tirage au sort les quatre suivant (Angleterre, Pays-de-Galle, France, Irlande) dans chacun des groupes et enfin les quatre derniers (Ecosse, Fidji, Italie, Tonga). Les autres places sont attribuées aux premiers (voir aux deuxièmes) de tournois qualificatifs.

Critiques du système

Il y a plein de choses criticables dans ce système, la première étant de ne pas considérer les performances des équipes pendant les années 2009, 2010 et début 2011 pour établir les groupes de la coupe du monde. C’est d’autant plus préjudiciable qu’une année post-coupe du monde est le moment idéal pour tester des joueurs, les années suivantes servant plutôt à renforcer la cohésion du groupe.

Peut-être que l’IRB voulait justement donner de l’importance aux tournées d’automne et d’été où les équipes de l’hémisphère nord, France en tête, envoient trop souvent leurs équipes « bis » ? C’est vrai que cette situation est préjudiciable pour les équipes du Sud, seulement je crois que l’harmonisation des calendriers (IRB, H-Cup et Top 14) résoudrait plus efficacement ce problème. D’ailleurs, je ne comprends pas comment on peut en arriver à des doublons, c’est-à-dire des week-ends où clubs et équipes nationales jouent en même temps.  Il « suffirait » que les matchs nationaux soient posés en premiers, puis que la H-Cup pose ses dates là où il y a de la place et qu’enfin les championnats nationaux ne puissent mettre des matchs que dans les week-end qui restent. A charge à eux de prendre leurs responsabilités s’ils trouvent que cela fait des saisons trop longues en passant au top 12 s’il le faut.

Pronostiques

Je compte sur l’effet « matchs à domicile » pour que les Blacks arrêtent de louper leurs coupes du monde, sur la même chose et leur superbe match contre l’Afrique du Sud en 2007 pour les Fidji fassent de bons résultats, sur la vieillesse de Wilkinson pour que la France batte l’Angleterre, sur un Pays-de-Galle qui n’arrive pas à retrouver le niveau qui lui a permis de gagner les VI Nations et sur une absence de gros changement de niveau d’ici à 2011 pour les autres.

Quarts de finale:

  1. 1er poule B (Angleterre) – 2e poule A (France)
  2. 1er poule C (Australie) – 2e poule D (Fidji)
  3. 1er poule A (Nouvelle-Zélande) – 2e poule B (Argentine)
  4. 1er poule D (Afrique du Sud) – 2e poule C (Irlande)

Demi-Finale

  1. vainqueur QF1 (France)- vainqueur QF2 (Fidji)
  2. vainqueur QF3 (Nouvelle-Zélande)- vainqueur QF4 (Afrique du Sud)

Petite Finale

France – Afrique du Sud

Finale

Fidji – Nouvelle-Zélande

 

Rendez-vous dans trois ans :)

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nov 13 2008

Le pétrole baisse ?

Catégorie : Actualité, ÉconomieLéna @ 6:49

Le pétrole est bas et donc c’est mal. Un peu comme quand le pétrole est haut, c’est mal. Mais au fait, ça serait pas plutôt le dollar qui remonte ? Quelqu’un pour me trouver une courbe un poil plus détaillée que celle du monde que je compare les prix en euros ?

Sinon je préfère quand le pétrole est cher. Ca force tout le monde à l’économiser ou à trouver des solutions pour s’en passer. D’ailleurs j’aimerais que les gouvernements arrêtent de donner des aides « ponctuelles » aux secteurs en difficulté quand le pétrole est haut car c’est un problème structurel : cette ressource sera bientôt épuisée, autant dépenser l’argent public dans des solutions durables. Mais effectivement, ça prend du temps et c’est moins vendeur électoralement paralant.

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nov 01 2008

Google : le nouveau monstre ?

Catégorie : Actualité, Geekeries, ÉconomieLéna @ 11:39

Il n’est un secret pour personne que Google est un géant du web. Vidéo, photos, blogs, recherche bien sûr et depuis peu navigateur, l’entreprise semble être présente partout dans la chaîne web et cela inquiète (enfin en ce moment on parle plutôt de la crise financière). Cela serait une situation monopolistique, donc mal. Je trouve cette position attaque sur de nombreux points.

Tout d’abord, Google n’est pas en situation de monopole parce que présent sur toute la chaîne web. Il est en position quasi-monopolistique sur la recherche, certes, mais a de sérieux concurrents dans les autres domaines : produits de microsoft ou yahoo par exemple. Le monopole se définit quand on contrôle tout un secteur, pas quand on est présent dans tous les domaines d’un secteur. C’est celui qui produit toutes les tomates du monde qui est en monopole, pas celui qui cultive son potager pour ensuite utiliser les produits dans son restaurant.

Ensuite, le problème des monopoles est qu’ils sont une situation non optimale. (pour ceux qui connaissent la concurrence pure et parfaite, sauter au point suivant, pour les autres, un petit cours d’économie). En CPP (plein de vendeurs, plein d’acheteurs, aucun vendeur n’est assez gros pour pour perturber le marché tout seul, il est facile d’entrer sur le marché, les consommateurs ont une information parfaite sur tous les prix, les produits sont les mêmes quelque soit le vendeur et la production peut s’adapter instantanément à la demande), on observe une situation optimale pour tous. Il faut savoir que plus une chose est rare, plus les gens sont prêts à payer cher pour l’avoir (d’où les éditions collectors ou les stocks de pierres précieuses pour contrôler le marché). Le prix psychologique baisse donc avec la quantité produite. Il n’y a aucun intérêt à ne pas vendre au prix psychologique : moins cher, l’entreprise vendeuse ne maximise pas son profit et plus cher, personne n’achètera. Il faut savoir aussi que plus grandes sont les quantités produites, plus le cout de production d’une unité supplémentaire (aussi nommé coût marginal) augmente (oui, moi aussi je pensais que ça baissait, d’où les économies d’échelle, apparement ça augmente). Et donc, sans avoir besoin d’invoquer le théorème des valeurs intermédiaires[1], vous avez une courbe du prix psychologique qui baisse avec la quantité et une autre du coût marginal qui augmente, elles vont donc se couper pour donner une quantité et un prix donné. Produire moins n’est pas intéressant car il y aura toujours un petit malin qui va entrer sur le marché et vendre la différence au prix d’intersection, il trouvera des clients et réalisera des profits. Vendre plus n’est pas intéressant car les dernières unités produites le seront à perte, diminuant le profit des entreprises. Pour les consommateurs, la quantité produite est maximale, personne n’est frustré injustement (on ne pourrait pas produire plus avec des gens prêt à acheter) et le prix de vente est minimal. Lorsqu’une des hypothèses de base de la concurrence pure et parfaite n’est pas remplie, on aboutit pas à un optimal. Une entreprise en situation de monopole peut décider de vendre moins (en quantité) que celle correspondant au cout optimal. Elle pourrait donc vendre ses produits plus chers. Deux catégories de consommateurs se font avoir : ceux qui auraient pu acheter le produit en situation de CPP et ceux qui achètent le produit plus cher que le prix auquel il aurait été vendu en CPP. Petit résumé :

Différences entre CPP et monopole

Hors, ce modèle ne s’adapte pas aux produits de Google, qui sont des logiciels. Qu’il y ait une personne qui utilise Google Agenda ou une dizaine de millions, le coût est le même. Et qui plus est, pas mal de produits sont gratuits (pour l’utilisateur) et ne génèrent pas (encore) de revenus, Chrome par exemple. Il faut donc un autre modèle d’analyse pour le logiciel et rien ne dit (pour l’instant) qu’un monopole c’est mal.

Sauf que si, on sait déja que microsoft est en position de quasi-monopole et que cela freine énormément sa créativité, car il n’a pas besoin de faire de bons produits pour garder son marché. Mais la différence entre ces deux sociétés, c’est que celle de Redmont s’est imposée par de meilleures techniques commerciales et non par de meilleurs produits, contrairement à Google qui fait de très bonnes choses[2].

On peut craindre des phénomènes de vente liée, par exemple que certaines fonctionnalités de gmail ne soient disponibles qu’avec chrome. C’est possible, mais cela serait en contradiction avec l’aide que fourni Google à Firefox. Toutefois, c’est la menace qui me semble la plus sérieuse.

Enfin, l’argument qui revient le plus est que Google pourrait utiliser toutes les informations sur nous pour les revendre à des publicitaires. Personnellement, je ne vois pas le problème, je n’y vois au contraire que des avantages. Il y a deux manières de faire de la publicité : en touchant tout le monde, en les saoulant avec le message publicitaire, jusqu’à ce que la cible soit atteinte. Bilan : une énorme partie du budget est gâché par toutes les personnes ayant vu la pub mais n’en ayant rien à faire. Comme les gens développent en plus des stratégies de défense contre la publicité (anti-spam, zapping, pas d’attention visuelle sur les endroits d’un site ressemblant à de la pub), la publicité devient de plus en plus invasive (spams, placement produit dans les films, pub sur internet sonores ou traversant la page). Je préfèrerais largement que cette surenchère s’arrête et surtout, que chaque publicité que je visionne me parle d’un produit qui est réellement susceptible de m’intéresser plutôt que de « régimes de star » ou de ventes privées de marques. Je ne vois pas en quoi la connaissance par des sociétés de mes goûts me priverait d’une quelconque liberté.

1Ce qui nous permet d’éviter la douloureuse question de la continuité des courbes

2Je repense à ce moment où, avec deux autres élèves-ingénieurs dont un en master pro IHM, avons passés un bon quart d’heures à nous extasier sur le petit calendrier de Google Agenda.

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oct 03 2008

Semaine noire

Catégorie : Actualité, Féminisme, Geekeries, Quotidien, militantismeLéna @ 2:39

Promenade dans les rues de Toulouse. Passage devant une affiche pour le « salon top recrutement ». Une dizaine de silhouettes stylisées, une seule féminine.

 

Métro ligne B, station Compans Caffarelli. Affiche très sombre, avec juste une lueur sur le centre, montrant des jambes de femme minces dans des chaussures et collants noirs, allongés dans un escalier. L’image m’évoque la violence faite aux prostituées mais il s’agit d’une pub pour une marque de mode.

 

Jeu en ligne pour se changer les idées, toujours à Regnum Online. Je suis une fière tireuse d’élite de l’Order of Daggers. Jusqu’à ce que je tombe sur un adversaire ayant comme rang « violeur de l’Order of Daggers ». Je signale sur le forum que ce nom me gêne, on m’accuse de faire du politiquement correcte, d’être liberticide, de n’avoir pas de vie et de pleurer pour rien.

 

Aujourd’hui, j’ai crée l’agenda Google de l’association féministe mixte Mix-Cité Toulouse. Est-ce que ça va contribuer à changer le monde ?

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jan 29 2008

Arche de Zoé

Catégorie : ActualitéLéna @ 19:19

Pour l’avocat, l’heure est venue de « mobiliser » l’opinion afin d’obtenir que le président de la République, Nicolas Sarkozy, « se bouge ». Celui-ci a reçu les familles à deux reprises. Selon Lucien Lelouch, le père d’Emilie, le chef de l’Etat aurait promis « qu’il allait faire le maximum pour les libérer ».
Nouvel Obs

Otez-moi d’un doute, on nous a pas enseigné à l’école que la séparation des pouvoirs étaient une valeur de base de la démocratie ? Déja qu’exécutif et législatif sont dans les mêmes mains, qu’on accuse le quatrième pouvoir (les médias) d’être pro-Sarko, si en plus il vient à avoir (encore plus ?) d’influence sur le judiciaire, ça ne risque pas d’être beaucoup ? A moins que ce les français souhaitent, ce soit un dictateur…

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